1) “J’y vais ou j’y vais pas”
2) “J’ai honte de ma bouche, le dentiste va-t-il
se moquer de moi”
3) “Qu’est-ce que le dentiste va me
faire”
4) “Comment est le dentiste est-il doux ou brutal”
5) “Le dentiste va-t-il m’attacher, est-ce que je
vais être en son pouvoir, perdre le contrôle de la
situation”
6) “Est-ce que le dentiste est
compétent”
7) “A-t-il le temps de m’expliquer les
choses”
8) “Peut-on tout me traiter en une
fois”
9) “Est-ce que ça va faire mal”
10) “J’ai peur
des piqûres”
11) “Pourquoi la
fraise fait-elle si peur”
12) “Pourquoi le
dentiste peut-il faire peur même sans jamais avoir subi
d’expériences douloureuses?”
13) “Est-ce
normal d’avoir peur chez le dentiste”
14) “Peut on
guérir de la peur du dentiste”
15) “Est ce mieux
de traiter mes caries en une fois ou d’y aller
progressivement”
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1) “J’y vais ou j’y vais
pas”
C’est la principale question que se
posent les personnes anxieuses ou phobiques qui
évitent les soins dentaires depuis de nombreuses
années.
"Est-ce que j’ai assez mal pour y
aller"
Chez les personnes évitantes à long
terme (10-15 ans), une très forte douleur ne
peut-être que le seul déclencheur pour prendre
rendez-vous.
Pour faire baisser la peur qui empêche de prendre
rendez-vous, un bon moyen est d’acquérir des
informations, sur le dentiste et son équipe, les
lieux et les traitements qui y sont réalisés,
l’inconnu effraye, ce site est là pour expliquer aux
personnes souffrant de peur intense ou vivant les
soins dentaires avec beaucoup d’inconfort les
méthodes qui leur permettrait d’y faire face.
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2) “J’ai honte de ma bouche,
le dentiste va-t-il se moquer de moi”
Éviter un danger est souvent le
meilleur comportement que l’on puisse acquérir ( cela
peut vous sauver la vie).
Éviter une situation effrayante (mais qui ne présente
pas de danger en soi, comme une araignée par ex. ou
des soins dentaires) est un moyen très efficace pour
calmer au plus vite sa peur.
Cependant à long terme l’évitement renforce l’anxiété
et la peur de la situation va augmenter au cours du
temps. (Dans le cas d'une araignée ce n’est pas grave
car l’évitement n’a pas de conséquence négative, cela
n’est pas de même pour les soins dentaires , car leur
évitement conduit à une détérioration de la bouche).
Cette détérioration peut entraîner des sentiments de
honte, qui vont augmenter l’anxiété provoquant un
cercle vicieux.
Besoin de soins
dentaires
détérioration de état
de la bouche
sentiment
de honte |
Ce sentiment de honte est souvent
le facteur les plus important empêchant l’accès aux
soins (que va penser le dentiste de moi, je vais me
faire gronder).
Pour faire face à ce sentiment sachez que tout les
dentistes sont justement là pour vous aider à
reconstruire votre bouche et que dans leur immense
majorité ils seront heureux que vous ayez trouvé le
courage de commencer un traitement . Si vous
rencontrez un dentiste qui se moque de vous, changez
de dentiste. |
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3) “Qu’est-ce que le
dentiste va me faire”
La peur des soins dentaires est
souvent alimentée par des idées fausses ou des
pensées catastrophiques au sujet des soins
dentaires.
Voici comment se passe une première visite au cabinet
dentaire Patrick JEVEAN.
La réception (cf. photo) vous accueillera et vous
fournira différents questionnaires pour mesurer
l’intensité de votre anxiété.
Si votre anxiété est trop forte pour avoir accès aux
soins un premier entretien aura lieu dans le bureau
d’entretiens (hors du poste du traitement) pour
décider de l’indication du traitement de la peur ou
non.
Si votre anxiété est suffisamment basse pour avoir
accès aux soins, la première visite en l’absence
d’un besoin de soins spécifiques, débutera par un
examen clinique + un status radiographique afin de
décider ensemble du plan de traitement, accompagné
d’un devis, des informations sur le traitement et sur
le nombre de séances. |
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4) “Comment est le dentiste
est-il doux ou brutal”
Dans le traitement des patients
phobiques, comme dans toute les thérapies en général
il est primordial d’établir une bonne relation, dans
le but de collaborer en commun pour le succès du
traitement cela s’appelle l’alliance thérapeutique,
le thérapeute systématiquement cherche à calmer le
patient par son comportement qui alterne entre une
écoute compréhensive, un soin empathique mais aussi
une attitude professionnelle avisée. |
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5) “ Le dentiste va-t-il
m’attacher, est-ce que je vais être en son
pouvoir, perdre le contrôle de la
situation”
Lorsque le cerveau repère un
danger, il se focalise dans la recherche d’autres
dangers dans l’environnement, et s’il en repère
d’autres, une attitude très logique et de les
identifier et de les éviter. Les patients très
anxieux ont donc souvent tendance à rechercher dans
leur entourage des événements dangereux, des êtres
menaçants. Pour les éviter se développe alors le
sentiment de devoir garder le contrôle de la
situation.
Il est donc primordial pour la réussite du traitement
que le dentiste-thérapeute laisse un maximum de
contrôle de la situation au patient (notamment en
lui permettant d’interrompre le traitement à tout
moment ou encore de décider en accord avec le patient
des plages d’interruption au préalable). |
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6) “Est-ce que le dentiste
est compétent”
Des études interrogeant les
patients sur la qualité qu'ils estimaient la plus importante pour un
dentiste, révèle que pour ceux-ci vient en premier
lieu le fait d’être compréhensif, de prendre le temps
d’écouter son patient et seulement en deuxième
position de ne pas faire mal. En 3ème position vient
le fait que le dentiste soit compétent et capable, ce
qui probablement va de soi pour le patient. Le pire
des dentistes serait celui qui est brutal ou qui
traite le patient de mauviette. |
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7) “A-t-il le temps de
m’expliquer les choses”
Le principe du traitement dans la
thérapie de la peur des soins dentaires est basé sur
diverses méthodes qui demandent toutes beaucoup
d’explications,
sur la nature des traitements, par exemple en expliquant
abondamment au préalable le déroulement des soins, de
manière à ce que le patient puisse modifier
graduellement ces anticipations négatives (restructuration
cognitive) ou lors des
traitements en donnant des informations continues sur
la perception des sensations. |
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8) “Peut-on tout me traiter
en une fois”
Les personnes phobiques sont très
focalisées sur l’obturation rapide de leurs caries
afin d’être au plus vite débarrassées d’une situation
qui les panique.
Dans le cas d’un besoin massif en soin, il peut se
montrer nécessaire d'avoir recours à
une thérapie dentaire sous narcose, la peur engendrée
par un besoin massif de soins pouvant être
un obstacle au traitement de la peur.
Dans une majorité de cas où l’urgence n’est pas telle
qu’elle ne puisse être différée, il est bon de
traiter d’abord la peur pour que la personne puisse
avoir accès aux soins en toute lucidité et améliorer
son sentiment de compétence pour faire face à la
situation. |
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9) Est-ce que ça va faire
mal”
La douleur est une perception de la
sensation, elle est donc de ce fait subjective, et ce
que certains ressentent comme indolore peut se
révéler particulièrement inconfortable pour d’autres.
Le niveau d’anxiété et de stress peut influencer
le seuil de la sensation douloureuse Diminuer la peur
diminue la douleur, l’inconfort, le malaise. La
thérapie va faire baisser graduellement le niveau
d’anxiété afin de permettre de s’exposer
graduellement aux soins dentaires.
Actuellement avec les développements thérapeutiques et
les divers moyens sédatifs et antalgiques, la
majorité des dentistes se font un point d’honneur
d’offrir à leurs patients un traitement sans
douleur. |
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10) “J’ai peur des
piqûres”
Chez les personnes ayant une phobie
des injections il est primordial de procéder avant
tout traitement dentaire nécessitant une anesthésie
par injection à une thérapie
cognitivo-comportementale incluant dans sa stratégie une
désensibilisation systématique (voir
informations) |
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11) “Pourquoi la fraise
fait-elle si peur”
Parmi les différentes phases de
traitement la plus grande peur est produite pendant
l’action de la fraise, suivi de l’injection lors de
l’anesthésie, l’extraction et le fait d’attendre le
traitement.
Lors d’une phase initiale la douleur provoquée par
une situation de soins dentaires engendre une réponse
de peur débouchant sur divers types de comportements
(peur, fuite ou combat). Par le processus de
généralisation et lors de répétitions d’expériences
douloureuses (surtout lors de l’enfance )
l’association du bruit caractéristique ou d’odeurs
propres aux soins dentaires conduisent à un
conditionnement. Dès lors et même en l’absence de
toute douleur en présence de ces stimulis
conditionnels la personne va émettre une réponse
apprise de peur. C’est un conditionnement qui par le
traitement de la peur peut être déconditionné. |
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12) “Pourquoi le dentiste
peut-il faire peur même sans jamais avoir subi
d’expériences douloureuses?”
L’homme est un animal social et ces
comportements sont souvent dus à des apprentissages
socio-culturels . Certains facteurs éducationnels de
l’enfance conditionnent de manière aussi efficace
qu’une expérience douloureuse.
De plus les images négatives sur certains aspects des
soins dentaires qui trouvent une large audience et
suffisent à elles seules à accroître la réponse
anxieuse de certaines personnes. |
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13) “Est-ce normal d’avoir
peur chez le dentiste”
Environ la moitié de la population
générale ressent de la peur lors de soins dentaires.
Parmi ceux-ci 30% ressentent une peur légère, 16% une
peur moyenne et 5% une peur intense . Dans cette
dernière population 70% ont accès aux soins alors que
les 30% restants les évitent totalement. Ce dernier
groupe est par définition celui des phobiques aux
soins dentaires .
Outre l’isolement social, la phobie dentaire induit
dans la vie courante selon des études menées en
Scandinavie une augmentation des problèmes
familiaux et socioprofessionnels. |
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14) “Peut on guérir de la
peur du dentiste”
Le taux de guérison (avoir accès
aux soins dentaires) lors de thérapies cognitives et
comportementales est de 70-90 %. L’échec tient plus à
une faible motivation qu’à l’intensité initiale de la
peur.
Et losqu’ on mesure l’effet positif du traitement de
la phobie dentaire , on constate une amélioration de
l’humeur, une réduction des problèmes généraux, une
réduction de la prise médicamenteuse, de la
consommation alcoolique et de l’absentéisme. |
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15) “Est ce mieux de traiter
mes caries en une fois ou d’y aller
progressivement”
Diverses études ont comparé les
traitements psycho-éducatifs aux traitements
sédatifs.
Un meilleur taux de guérison a été constaté dans le
premier groupe ainsi qu’un meilleur accès aux soins
dans le sens qualitatif. La complexité des
traitements que l’on avait pu administrer au premier
groupe augmentait le niveau d’assainissement
bucco-dentaire.
Ceci s’explique par le fait qu’après une thérapie
psycho-éducative, la personne voit ses compétences à
faire face à certaines situations phobogènes,
s’améliorer. |
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