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La
désensibilisation systématique
(Texte extrait du compendium d'U.Berggren)
La désensibilisation systématique entraîne le patient à se
confronter graduellement à la situation anxiogène et grâce
à une relaxation musculaire profonde il lui est impossible
d’associer la situation à une réponse de peur ou d’angoisse
et ceci va diminuer son taux d’anxiété. Le principe de
cette méthode (selon son fondateur, Joseph Wolpe) est qu’il
est physiologiquement impossible de ressentir de l’angoisse
ou de la peur si vous êtes relaxé. (Inhibition réciproque).
La désensibilisation systématique contient trois
phases :
Entraînement à la relaxation
Etablissement d’une hiérarchie des situations anxiogènes.
Exposition systématique aux situations anxiogènes
(traitement dentaire) en relaxation.
Développement du modèle de Göteborg
Des années d’expérience clinique et de recherche de la
phobie dentaire ont démontré que la désensibilisation
systématique a des limites si elle est utilisée dans sa
forme originale.
Certains patients n’arrivent pas à imaginer les situations
anxiogènes.
Certains patients ne ressentent pas de l’angoisse
lorsqu’ils imaginent les situations anxiogènes.
Certains patients ont de la peine à ressentir leur tension
musculaire et n’arrivent pas à se relaxer.
La relaxation angoisse certains patients
Les personnes souffrant de phobie dentaire ont souvent des
pensées erronées (attentes et anticipations) qui
maintiennent la peur et qui ne varient pas avec la
désensibilisation systématique.
Ces limites nous ont amené à faire des modifications de la
méthode. Les voici :
Désensibilisation systématique avec des vidéos de
traitements dentaires
La visualisation des stimulis anxiogènes a été remplacée
par des vidéos. Cela a résolu le problème qu’ont certains
patients de visualiser des situations angoissantes. Les
traitements dentaires sur vidéo fonctionnent beaucoup mieux
comme stimuli anxiogènes. Les scènes de soins dentaires où
le spectateur se sent concerné comme sujet génèrent plus de
peur que celles que le spectateur ne visionnent qu’en
simple observateur.
Un autocontrôle plus efficace a été obtenu grâce à la
possibilité qu’a le patient de diriger et arrêter les
scènes de traitement avec une commande.
Biofeedback
Grâce au biofeedback on obtient un meilleur contrôle des
tensions musculaires. Cela permet également un meilleur
autocontrôle de la part du patient.
La restructuration cognitive
Les patients souffrant de peur lors des soins dentaires ont
des attentes et des anticipations du traitement dentaire
erronées. La correction de ces attentes grâce à la
restructuration cognitive diminue la peur.
L’habituation à la clinique (entraînement in vivo)
L’habituation à la clinique permet au patient d’approcher
de manière graduelle les situations cliniques anxiogènes en
compagnie du psychologue ou du dentiste. Cet entraînement
se déroule au fauteuil en présence des différents
instruments .Cela réveille plus facilement l’anxiété du
patient du fait de la similitude avec une situation réelle.
En même temps le thérapeute fonctionne comme un modèle et
un régulateur de l’anxiété.
Grâce à l’habituation clinique le patient améliore peu à
peu son sentiment de compétence qui lui permettra de
s’exposer à un traitement dentaire.
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